Diagnostic de la fasciolose

Christophe Lebis Docteur-Vétérinaire CES de Dermatologie DEUST médias interactifs et communicants Pennéac’h Tréméoc (29) c.lebis(a free.fr

Toujours difficile

La fasciolose semble être bien plus fréquente chez le Cheval qu'on le pense habituellement, mais son diagnostic est difficile. Les tests récemment développés pour les ruminants ne semblent pas en voie d'apporter une quelConque aide au praticien équin, qui ne peut même pas se reposer sur les modifications sanguines classiquement décrites. Un réel défi diagnostique, mais aussithérapeutique, lié à l'apparition de résistance aux anthelminthiques.

 

+ INFOShttps://www.petit-fichier.fr/2017/06/29/fas/

 

 

 

Vermifugation du jeune cheval

Ni trop, ni trop peu

À l'heure de la mise en place de la vermifugation raisonnée en élevage équin, un article de Reinemeyer et Nielsen paru dans le numéro d'avril d'Equine Veterinary Education fait le point Sur les risques parasitaires chez le jeune cheval. En fonction de l'espèce de parasite envisagée, le risque Vermineux varie fortement au Cours des premières années de vie et la prescription anthelminthique doit en tenir compte.

L'espèce de parasite contre laquelle on souhaite lutter doit être prise en compte.

 

+ infos : http://www.fichier-pdf.fr/2017/06/06/vermifugation-du-jeune-cheval/

 

 

Tétanos, rhinopneumonie et grippe équine

Les questions posées par la vaccination Vaccins : quand, comment et pourquoi ? Tel était l’intitulé d’une des sessions de conférences du dernier congrès de l’AVEF (Reims, novembre 2016). Sont résumés ici quelques points importants à retenir à propos des vaccinations d’urgence en cas de risque infectieux spécifique, des conséquences de l’utilisation de vaccins différents au fil du temps et de l’impact d’une rupture vaccinale.

 

Lien pdfhttp://pdf.lu/W9aw

 

Les affections du poulain nouveau-né

Les affections du poulain nouveau-né

Le poulain nouveau-né est particulièrement fragile entre la naissance et l’âge de 4 semaines environ et doit faire l’objet d’une surveillance attentive. Si quelques affections néonatales sont malheureusement incurables et entraînent la mort rapide du poulain ou son euthanasie, les autres sont tout à fait soignables à condition d’être détectées précocement : plus le traitement est mis en place rapidement, plus il sera efficace. À condition bien sûr de savoir en reconnaître les symptômes !

Les principales affections néonatales

On distingue généralement quatre groupes d’affections néonatales.

Les infections provoquées par des bactéries

Elles sont la principale cause de mortalité chez les poulains de moins d’une semaine. Les signes d’infection (hyperthermie, abattement, anorexie…) apparaissent 12 à 96 heures après la naissance. La contamination peut se faire in utero, donc avant la naissance (par exemple si la jument est atteinte de placentite, d’infections digestives ou respiratoires pendant la gestation) ou après la naissance (la contamination du poulain se fait par voie orale, respiratoire ou ombilicale). L’infection peut être généralisée (septicémies), ou rester localisée (hépatite, néphrite, méningite, encéphalite, entérocolite, arthrite…). Les principaux germes mis en cause sont Escherichia coli, des Klebsiella, des Salmonella et des Streptococcus.

Les maladies non infectieuses caractérisées par des troubles du comportement

Les premiers signes d’atteinte apparaissent moins de 48 heures après la naissance et sont d’emblée graves. Selon les cas, le poulain convulse, tourne en rond ou au contraire reste prostré, perd le réflexe de téter et de suivre la jument. Il peut s’agir :

  • d’un syndrome d’inadaptation néonatale ou SIN : le poulain présente des lésions cérébrales (petites hémorragies ou œdème), le plus souvent dues à un manque d’oxygène pendant le poulinage ou à d’importantes pressions subies par le poulain pendant l’expulsion ;
  • d’une prématurité (gestation de moins de 320 jours) ;
  • d’une immaturité liée à un placenta non totalement fonctionnel comme c’est le cas lors de gestation gémellaire ;
  • de la rétention de méconium.

Les malformations congénitales

Il s’agit d’anomalies morphologiques visibles dès la naissance. Elles sont très variées et peuvent toucher n’importe quel système. Les anomalies les plus fréquentes sont le bec de perroquet (ou prognathisme supérieur, qui correspond à une position en avant de la mâchoire supérieure), les rétractions tendineuses des membres (par exemple le pied-bot ou déformation en flexion de l’articulation interphalangienne distale et la bouleture ou déformation en flexion de l’articulation métacarpo- ou métatarso-phalangienne), les hernies, l’absence de globe(s) oculaire(s), les ruptures de la vessie, les malformations cardiaques et la fissure palatine. Les symptômes se manifestent généralement dès la naissance, sauf pour la hernie ombilicale (4e semaine), les malformations de l’intestin (12-24 h), les communications cardiaques (2e jour). Les malformations les plus graves (anomalie cardiaque, absence de globes oculaires, fente palatine importante…) entraînent généralement la mort rapide du poulain ou nécessitent son euthanasie. Les autres (rupture de la vessie, rétraction tendineuse…) peuvent être opérées mais, selon leur importance, le poulain en gardera peut-être des conséquences à vie.

Les malformations peuvent être d’origine génétique (transmises par l’un des deux parents, parfois les deux), d’origine chromosomique (issues d’une mauvaise répartition chromosomique au moment de la formation des cellules sexuelles, l’ovule ou le spermatozoïde, comme un chromosome en plus ou en moins par exemple), dues à une infection (virus, bactéries…) ou à l’administration de médicament à la jument pendant la gestation.

> Les anomalies les plus importantes sont celles qui se produisent pendant les 40 premiers jours de gestation : c’est le moment où les tissus du fœtus s’organisent en organes.

L’ictère hémolytique du nouveau-né (ou anémie hémolytique ou isoérythrolyse néonatale)

Il touche 1 à 2 % des poulains. Il s’agit d’une incompatibilité entre le groupe sanguin de la jument et celui de l’étalon : la jument développe des anticorps dirigés contre un élément du globule rouge du poulain, qui l’a hérité de son père. In utero, le poulain est protégé puisque les anticorps maternels ne franchissent pas la barrière placentaire ; mais dès sa naissance, il absorbe les anticorps accumulés dans le colostrum. Ceux-ci passent dans le sang, se fixent sur les globules rouges du poulain et provoquent leur destruction, d’où une grave anémie et une jaunisse, dont les premiers signes apparaissent 48 à 72 heures après la naissance : ictère progressif, faiblesse, réticence à aller à la mamelle, hémoglobinurie (l’urine est rouge), augmentation des fréquences cardiaque et respiratoire. Plus le colostrum est abondant et riche en anticorps, et plus les symptômes sont importants et apparaissent rapidement. Le traitement repose principalement sur la réalisation d’une transfusion sanguine. Le pronostic vital est bon si l’anémie hémolytique a été identifiée et prise en charge rapidement. Malheureusement, dans les cas les plus graves, le poulain décède en quelques heures avant même qu’un traitement ait pu être mis en place.

Reconnaître une affection néonatale

Les signes qui doivent vous alerter sont répertoriés dans le tableau suivant.

Délai après la naissance

Symptômes

Hypothèses
Dans les 5 mn

- le poulain ne respire pas ou suffoque

- fréquence cardiaque très lente ou très rapide (N = 40-80 bpm*)

- absence de réflexes

- mouvements saccadés, convulsions

- traumatisme à la naissance

- lésions cérébrales

Entre  1 et 24 heures

- le poulain ne se lève pas ou ne tient pas debout 2 heures après la naissance

- pas de réflexe de succion ou disparition de ce réflexe

- fréquence respiratoire rapide (N = 20-40 bpm*)

- température rectale trop basse ou trop élevée (N = 38 °C)

- fréquence cardiaque rapide (N = 60-80 bpm*)

- infection

- prématurité

- immaturité

- troubles métaboliques

- malformation de l’intestin

- syndrome d’inadaptation

- rétention du méconium
Entre 24 et 48 heures

- urine rouge

- colique

- diarrhée

- respiration difficile (naseaux dilatés)

- maladie hémolytique

- rupture de la vessie

- malformation cardiaque

- infection (pneumonie, omphalite…)

- troubles métaboliques (acidose)

*bpm = battements par minute

Que faire si le poulain présente manifestement une affection néonatale ?

Il s’agit toujours d’une urgence. Vous devez contacter votre vétérinaire au plus vite afin qu’il mette en place, si cela est possible, le traitement adéquat : soutien des fonctions vitales, traitements des infections, réhydratation, transfusion…

> Les premiers soins purement médicaux s’accompagnent toujours d’un nursing qui peut durer des semaines, jusqu’à ce que le poulain rétablisse son équilibre biologique : alimentation artificielle, aide pour se mettre debout, maintien au chaud, contention douce en cas de convulsions…

Dans certains cas, l’euthanasie du poulain est malheureusement inéluctable et doit être pratiquée rapidement pour éviter toute souffrance inutile.

Peut-on prévenir les affections néonatales ?

La prévention des affections néonatales du poulain repose sur une vaccination et une alimentation correctes de la jument pendant la gestation, une surveillance attentive du poulinage, la propreté de l’environnement et le respect des règles d’hygiène au moment de la naissance et des soins apportés au poulain. Sans oublier bien sûr l’apport de quantité suffisante de colostrum dans les douze premières heures de vie.

Toute affection de la jument pendant la gestation doit être rapidement prise en charge. Il ne faut jamais administrer de médicament (même un vermifuge) à une jument gestante/allaitante ou à son poulain sans avoir vérifié l’absence de contre-indication chez la jument gestante/allaitante et le poulain nouveau-né.

En cas de suspicion d’ictère hémolytique ou si la jument a déjà perdu un poulain de cette affection, il faut absolument empêcher le poulain de consommer le colostrum de sa mère, en le muselant pendant 36 à 48 heures (le temps que son tube digestif ne laisse plus passer les anticorps).

Préparation de la saison de monte Tests et vaccins préalables

PROPHYLAXIE

L’ASV doit savoir conseiller les propriétaires de chevaux sur les vaccinations et les dépistages de maladies avant la saison de monte. Il doit les inciter à se renseigner sur les exigences du stud book qui les concerne et celles de l’étalonnier le cas échéant. La saison de monte va bientôt commencer et avec elle le cortège d’examens et de mises à jour des vaccins.

 

Les demandes de vaccinations et de dépistages de certaines maladies variant en fonction des stud books (chacun ayant ses propres règles), il est indispensable de se renseigner en fonction de celui auquel le poulain pourra être inscrit, en sachant que l’étalonnier peut alourdir la règlementation pour protéger son étalon.

 

Ces informations seront données aux propriétaires des juments avec le contrat de saillie.

 

Article : 

http://pdf.lu/5ge1

 

 

Les chevaux bien traités sont plus optimistes !

Chez l’Homme comme chez l’animal, la manière dont un individu perçoit son environnement est biaisée par ses conditions de vie et son humeur (c’est-à-dire son état émotionnel chronique). Les humains déprimés ou anxieux ont tendance à juger négativement les informations ambiguës. De nombreuses études montrent que les animaux (rats, abeilles, moutons, singes...) pouvaient avoir une vision plus pessimiste après avoir été soumis à une situation stressante. Une expérimentation a été conduite chez des chevaux pour voir si ce constat se vérifiait dans cette espèce. «

Les chevaux domestiques sont souvent soumis à des expériences négatives répétées (restriction spatiale, sociale, alimentaire) qui peuvent alté- rer leur état de bien-être et conduire notamment à l’apparition d’affections », a constaté Séverine Henry, maître de conférences à l’université de Rennes 1, lors de la 42e Journée de la recherche équine, le 17 mars, à Paris.

 

Article 

http://www.fichier-pdf.fr/2016/12/28/les-chevaux-bien-traites-sont-plus-optimistes/

 

 

Apprendre à reconnaître les plantes dangereuses

Le cheval est un herbivore fragile, sensible à la qualité des aliments qu’il ingère. Des pathologies peuvent être provoquées à cause de mauvais foin ou enrubannage : botulisme, présence de mycotoxines, excès de poussières, forme du fourrage pouvant favoriser les coliques, plantes déséquilibrées en azote, réaction de Maillard dans le foin (lorsque le foin est stocké trop humide ou qu’il a subi plusieurs jours de pluie, il prend une couleur brune signe de présence de moisissures)…
 
D’autres maladies peuvent survenir à partir de biomolécules produites ou faisant partie intégrante des plantes. Malgré leur instinct, chaque année, des chevaux meurent suite à l’ingestion de plantes toxiques. La mort peut survenir subitement ou au bout de quelques jours après des signes de nonchalance, des troubles respiratoires ou cardiaques, des convulsions ou encore des coliques… Pour certaines espèces, une très petite quantité de plantes suffit à abattre l’animal. Par ailleurs, certaines plantes sont toxiques à l’état frais, et ne le sont pas en foin ; d’autres sont aussi toxiques en vert que desséchées.

Être vigilant avant de planter la clôture de randonnée

On trouve parmi ces plantes beaucoup de plantes ornementales d’extérieur, mais aussi certaines qui sont cultivées. Il faut donc être vigilant en randonnée.
On peut ainsi les classer en 4 groupes de plantes : les ornementales d’extérieur, les plantes cultivées, certains arbres fréquents et des plantes sauvages non ligneuses, généralement annuelles.


Les ornementales d’extérieur

• L’if est de loin la plus toxique : 250 gr peuvent tuer un cheval de 450 kg, sans aucun antidote ! Troubles de l’équilibre, convulsion, le plus souvent mort directe sans symptôme. Attention en zone périurbaine, des accidents peuvent arriver lorsque des gens, pour se débarrasser des branches élaguées de leur jardin, trouvent plus simple de les jeter dans une prairie où il y a des chevaux que d’aller à la déchèterie.
• Le laurier rose : 50 gr suffisent pour provoquer prostration, arythmie cardiaque et troubles digestifs.
• Le laurier cerise : si la consommation est importante : troubles respiratoire et nerveux.
• Le robinier : c’est l’écorce qui est toxique et mortelle : salivation, coliques, diarrhée, troubles cardiaques. Mort en 3 jours.
• Le cytise : très fréquent dans les jardins, toute la plante est toxique. Le cheval tente de vomir, puis convulsion et coma.
• Le buis : il était autrefois utilisé pour purger les chevaux. Tremblements, vertiges, convulsions, et troubles respiratoires. L’issue n’est pas toujours fatale.
• Le rhododendron : atteinte du système nerveux, salivation, coliques, diarrhée, puis paralysie et mort par étouffement.
• La belladone : troubles nerveux, cécité, prostration et mort.
• La galéga (encore toxique en foin) : coliques, œdème généralisé et mort en quelques heures.
• Le thuya : non mortel, provoque de la gastro-entérite en cas de forte consommation.
• Le fusain d’Europe : constipation puis diarrhée, convulsion, rarement mortelle.

Les plantes cultivées

• Le lin : c’est la graine qui est toxique. Cette toxicité disparaît lorsque la graine est chauffée, ce qui est le cas lorsqu’on fabrique de l’huile et des tourteaux. Incoordination, tube digestif silencieux, diarrhée, expiration prolongée.
• Le sorgho : ce sont les repousses, riches en acide cyanhydrique, qui sont toxiques : salivation, yeux révulsés, convulsions. Mort en 1 heure.
• La vesce : contient de l’acide cyanhydrique, avec en plus des allergies et de la photosensibilisation.
• La moutarde noire et moutarde des champs : les graines provoquent une gastro-entérite. Un liquide abondant est sécrété par les naseaux et le cheval meurt par asphyxie.
• Le colza : la plante mais surtout les tourteaux sont toxiques : hyper salivation, toux sèche, urine foncée.

Arbres fréquents

• Les glands de chêne : si la consommation de gland est excessive, elle entraîne colique, constipation et diarrhée sanguinolente.
• Les noyers : le pollen peut provoquer des allergies respiratoires et la consommation des noix de la fourbure.
• Le gui : augmentation du rythme cardiaque et incoordination des mouvements.

Plantes non ligneuses, sauvages et fréquentes


• La cigüe tachetée : cette espèce est mortelle. Elle ressemble beaucoup à la carotte sauvage mais a des taches sur les tiges. Paralysie et étouffement, en 1 heure.
• La fougère mâle et la fougère aigle : même en foin, les symptômes apparaissent au bout de plusieurs jours de consommation : faiblesse, tremblements, spasmes et convulsions.
• La prêle : encore toxique en foin, au bout de quelques semaines d’ingestion répétée, hématurie, troubles nerveux, et mort par paralysie.
• Le lierre terrestre : colique, fièvre, insuffisance cardiaque : les symptômes apparaissent au bout d’une semaine.
• La colchique des prés : toxique même dans le foin : attention au foin acheté dans l’est de la France où la colchique est fréquente. Sueur, coliques, spasmes, problèmes urinaires, paralysie du train arrière.
• La digitale pourpre : surtout lorsque la plante est dans le foin. La toxicité n’apparaît qu’après une longue période de consommation : sang dans des crottins, anorexie, syncopes. Rarement mortelle.
• La renoncule bulbeuse : type de bouton d’or qui provoque diarrhée noire, sang dans les urines, plus rarement cécité et convulsions. Mort possible si la consommation est importante.
• L’euphorbe : toxique même dans le foin ; brûlure de la bouche, diarrhée sanguinolente, convulsion, hématurie.
• La morelle noire et douce amère : non mortelle mais provoque tristesse et prostration, œdème de l’auge.
• L’arum tacheté : non mortelle, mais entraîne une tuméfaction de la langue, et des douleurs buccales et du pharynx, le cheval appuie sa mâchoire sur le sol.
• La porcelle enracinée : appelée aussi chicorée des porcs, cette plante qui ressemble à un pissenlit provoque des troubles de locomotion chez le cheval pouvant mener à l’euthanasie. Elle reflète, lorsqu’elle figure en grand nombre dans un herbage, un niveau médiocre de P et K et un surpâturage de la prairie.
• La mercuriale : encore toxique dans le foin : gastro-entérite, urticaire, œdème, sang dans les urines.
• Le séneçon jacobé : l’intoxication peut être aigüe si la consommation est importante ou chronique ; si la consommation est faible et répétée : fièvre, accélération du rythme cardiaque et respiratoire.

Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive. Les précautions à prendre consistent donc à ne pas détenir de plantes ornementales toxiques chez soi et à être vigilant en randonnée. Mais aussi de parcourir les pâtures régulièrement, de veiller à les entretenir et repousser les plantes toxiques. Il faut aussi éviter le surpâturage qui favorise la colonisation des espèces indésirables.

Source : Bruno Osson, Gnis