URGENCES VETERINAIRES

Le tri des urgences est un véritable défi en médecine humaine, où les Services sont encombrés de cas triviaux au détriment de troubles plus graves. Une étude dont les résultats ont paru dans le Veterinary Record montre que le phénomène est le même en médecine Vétérinaire : 50% des appels, lors d'une enquête Concernant 1 000 Communications, ne nécessitaient pas une intervention immédiate. Les clients ont de plus en plus tendance à considérer la clinique comme un « open bar », avec des praticiens taillables et Corvéables à merci.

En Grande-Bretagne, les cliniques Vétérinaires sont tenues de fournir à leurs clients un accès aux soins d'urgence en dehors des heures ouvrables. Les auteurs rappellent qu'en la matière, le tritéléphonique est essentiel pour organiser et préparer la venue du patient tout comme en médecine humaine. Dans ce dessein, une formation est nécessaire pour les collaborateurs de la clinique qui répondent à ces appels. Mais ce système fonctionne aussi Sur la capacité du public à reconnaître ce qu'est une urgence et à identifier ce qui peut attendre.

article https://www.petit-fichier.fr/2017/10/27/urgences-vetos/

 

Les intoxications par les hyménoptères

Les Hyménoptères comprennent les guêpes, abeilles, bourdons et frelons.

Les intoxications par les hyménoptères sont fréquentes en été. Il faut savoir qu’une vingtaine de guêpes peut tuer un chien de 5 kg ! Ce sont des intoxications qui peuvent être graves et qui peuvent conduire à la mort de l’animal en cas de choc anaphylactique (choc allergique).

 

 Le risque de piqûre

 Le danger est particulièrement important quand les chiens et chats sont à proximité d’un nid, quand ils jouent avec ces insectes ou qu’ils les dérangent…

Les hyménoptères peuvent être attirés par certaines odeurs présentes sur le chien ou à proximité (nourriture dans la gamelle…).

 

 Caractéristiques du venin

 Le venin est présent dans le dard des femelles.

Contrairement aux guêpes et frelons, les abeilles et les bourdons perdent leur aiguillon après piqûre et meurent.

Le venin des Hyménoptères contient de nombreuses enzymes, peptides et amines.

Il entraîne une libération d’histamine qui provoque une forte inflammation, une douleur, un oedème, des démangeaisons, une destruction des globules rouges, et une diminution de la capacité de coagulation du sang.

La toxicité dépend de la dose de venin injectée.

 

Symptômes

 

A l’endroit de la piqûre, une douleur, un oedème, une rougeur, des papules, et une destruction des tissus peuvent être observés.

Dans le cas de piqûre d’abeille et de bourdon, le dard peut être retrouvé.

Des symptômes généraux peuvent rapidement apparaître : fièvre, contractions musculaires, paralysie.

Si l’animal est piqué dans la bouche ou à proximité d’un vaisseau, s’il est allergique ou enfin s’il subit une attaque multiple (d’un essaim), le risque de choc anaphylactique est important.

Un choc anaphylactique est une réaction allergique exacerbée, qui se traduit à la fois par des symptômes cutanés mais aussi par une atteinte générale grave (troubles respiratoires et cardiaques, parfois troubles digestifs). La mort de l’animal peut alors survenir à tout moment.

 

Les premiers soins

 

pansement
 chienEn cas de piqûre de votre chien ou chat par un hyménoptère, il faut bien sûr contacter rapidement un vétérinaire.

Vous pouvez, en attendant, effectuer quelques premiers soins d’urgence :

– Approcher une source de chaleur vers le site de piqûre permet de diminuer la douleur car le venin est détruit à la chaleur (extrémité incandescente d’une cigarette si votre animal est suffisamment calme, en faisant bien attention de ne pas le brûler).

– Si le dard est présent, vous pouvez le retirer avec une pince à épiler en prenant soin de ne pas le presser.

– Désinfectez la plaie, puis faites un pansement humide avec du vinaigre en cas de piqûre de guêpe ou de l’eau de javel en cas de piqûre d’abeille.

Si vous ne vous sentez pas suffisamment sûr de vous pour effectuer ces gestes, laissez faire le vétérinaire. Une fois ces premiers soins effectués, il est de toute façon impératif de consulter un vétérinaire.

 

Le traitement mis en place par le vétérinaire

 Après extraction du dard et désinfection de la plaie, le vétérinaire prescrira des corticoïdes, et traitera l’état de choc.

Des anti-histaminiques peuvent être utilisés afin de diminuer la libération d’histamine sur le site de piqûre.

Si nécessaire l’animal sera hospitalisé et mis sous perfusion.

En cas de choc anaphylactique, de graves troubles généraux apparaissent (troubles respiratoires, cardiaques) et une consultation en urgence est nécessaire car l’évolution est très rapide et l’animal peut mourir.

 

A titre préventif, il est conseillé de brûler les nids d’hyménoptères.

Il n’est pas facile de prévenir leur piqûre car ces insectes sont nombreux l’été, et nos chiens et chats aiment souvent jouer avec eux.

Pour éviter le risque de piqûre dans la bouche ou la gorge, ne donnez pas de repas à vos animaux à l’extérieur. Idéalement, votre animal doit avoir un accès permanent à l’intérieur et les gamelles doivent être placées dans les habitations.

Si votre animal se fait piquer malgré ces précautions, un traitement doit être mis en place rapidement par votre vétérinaire.

Le coup de chaleur

Cet accident se produit lorsque les mécanismes de thermorégulation de l'organisme sont incapables de dissiper la chaleur en quantité suffisant.

Fréquent ces les brachycéphales en climat chaud ou dans des conditions de ventilation insuffisantes. 

Comment identifier un coup de chaleur ?

Il est assez simple de diagnostiquer un coup de chaleur. Tout d'abord les circonstances : voiture fermé, un garage, une terrasse au soleil etc... 

Parfois le chien semble très agit, nerveu, haletant à l'extrême, il bave énormément (ptyalisme) et de la salive s'écoule à la commissure labial. Parfois le chien vomit et présente de la diarrhé.

A un stade plus avancé, les muqueuses sont d'un rouge très intense, presque grenat. L'animal est faible, ne peut pas se lever, présente des troubles de l'équilibre, des vertiges et perd connaissance. Les pupilles sont dilatées et l'animal peu avoir du mal à reconnaître ses maître.

Lorsque la situation est encore plus avancée,la température dépasse les 41°C,  le chien est prostré, quasi dans le coma. Il ne reagi que peu aux stimuli. Ses pupilles sont très contractées, ses muqueuses sont grenat ou bleutées. La respiration est plus lente mais toujours haletante. Enfin il peu présenter des tremblements ou convulsions.                                                                                            Évolution vers la mort par coagulation intravasculaire disséminée. 

Que doit faire le propriétaire ? 

Il faut avoir conscience que même si l'animal est hospitalisé et pris en charge en urgence, l'évolution peut-être sombre. Il est très simple d'éviter un coup de chaleur, mais le traitement est compliqué et sans aucune garanties de succès.

Si le propriétaire retrouve sont animal souffrant d'un coup de chaleur, que doit il faire et dans quel ordre ?

1 - sortir l'animal du lieu où il se trouve et le mettre dans un endroit ventil, si possible frais et surtout à l'ombre.

2 - le refroidir en le mouillant avec de l'eau fraîche, mais pas froide. L'eau froide peu provoquer la contraction excessive des vaisseaux sanguins; le sang aura alors de mal à circuler à la surface de la peau et l'animal perdra peu de chaleur. Avec l'eau fraîche (20,22, voire 24° sont de bonnes températures) le système vasculaire ne se contracte pas, ce qui permet un refroidissement optimal.

3 - transférer l'animal chez un vétérinaire. Un coup de chaleur peut avoir des conséquences graves qui ne se révèlent que 24 à 48H après.

Pas d'os pour nos animaux !

Non, votre chien ne doit pas manger des os. Bien sûr il aime gruger des choses et va gruger un os si vous lui en donnez un, mais il n’a pas besoin de vrais os. Les os peuvent faire plus de mal que de bien. J’ai vu plusieurs problèmes associés aux os, donc je recommande d’offrir des jouets et gâteries appropriés pour garder votre chien occupé.

Un des risques est que les os peuvent rester coincés dans le système digestif. Si un morceau est assez petit pour être avalé, cela ne veut pas nécessairement dire qu’il est assez petit pour passer, comme en témoigne l’histoire d’un de mes patients. Brandy est assez petit, c’est Poméranien. Un soir, la propriétaire de Brandy cuisinait le repas et a accidentellement échappé un os de porc sur le plancher de la cuisine.

 

L’os était environ de la grosseur d’une pièce de deux dollars. Brandy a été très rapide et a pris l’os dans sa gueule, l’avalant en une seconde. Il a ensuite toussé et a essayé de vomir, mais sans succès. Par contre, il semblait correct. Mais le lendemain il a refusé de manger, alors sa propriétaire l’a emmené à notre hôpital vétérinaire. Nous avons pris une radiographie et nous avons trouvé l’os; il était logé dans son œsophage, juste en avant de l’estomac.

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Nous n’avons pas réussi à faire passer l’os à l’aide de thérapie médicale, donc le petit Brandy a dû subir une intervention chirurgicale. L’os a été retiré au travers de l’estomac. Je ne sais pas si la maman de Brandy a gardé l’os après la convalescence de son chien; comme elle le disait, ce fut un os qui lui a coûté cher!

Les très petits os, comme les os de poulet, représentent eux aussi un danger pour votre chien. Un petit os peut percer les parois de l’intestin et causer une péritonite. La même chose peut arriver avec un morceau brisé qui provient d’un gros os.

Un autre risque associé aux os est la fracture dentaire. Les os sont très durs, et un chien qui essaie d’en manger un peut fracturer ses dents. L’image ci-dessous est un exemple d’une fracture causée par un os. En anglais on appelle ce type de problème un « slab fracture » : une plaque qui s’est détachée de la dent.

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Voyez-vous comme la fracture s’étend jusqu’à la gencive? C’est extrêmement douloureux! Une dent fracturée de cette façon devra être enlevée par intervention chirurgicale. Cette dent en particulier est une dent carnassière et est la plus grosse dent du haut. Elle est utilisée pour la mastication. L’extraction de cette dent n’est pas simple : c’est une assez grosse dent à 3 racines profondes. La maladie dentaire est déjà un sérieux problème qu’on voit tous les jours en pratique vétérinaire, c’est dommage de perdre une dent si importante juste parce qu’on a donné quelque chose de dur à gruger à son chien.

Je préfère la voie de la prudence. Mes chiens ont des jouets de la marque Kong, fabriqués de caoutchouc très durable, ainsi que des lamelles qui contiennent des enzymes dentaires. Ces jouets et gâteries sont des options sécuritaires pour enrichir leur vie et protéger leurs dents.

 

**source Dr Ferraro

Reconnaitre les urgences vitales au téléphone avec un client

Source une clinique veto

 

Les urgences sont des situations délicates pour le propriétaire et pour le vétérinaire.


Pour le propriétaire, il est souvent difficile d'établir le caractère urgent vis-àvis d’un signe ou d'une maladie présenté par son animal : un problème qui évolue depuis quelques jours peut être d'un coup une urgence, a contrario l'apparition brutale d’un signe impressionnant nécessite-t-elle une visite immédiate ou différée ?
Pour le vétérinaire, la réponse à ces situations est médicale et affective visà- vis d'un propriétaire inquiet.

Le code légal : le code de déontologie

Les devoirs du vétérinaire, en matière d’urgences, sont dictés par le code de déontologie (Art R 242-48) :

  • « Le vétérinaire assure lui-même ou par l'intermédiaire d'un de ses confrères la continuité des soins aux animaux qui lui sont confiés.

 

  • Il informe le public des possibilités qui lui sont offertes de faire assurer ce suivi médical par un confrère.

 

  • Il doit répondre dans les limites de ses possibilités à tout appel qui lui est adressé pour apporter des soins d'urgence à un animal. S'il ne peut répondre à cette demande, il doit indiquer le nom d'un confrère susceptible d'y répondre.
  • En dehors des cas d'urgence, il peut refuser de prodiguer des soins à un animal ou à un lot d'animaux pour des motifs tels qu'injures graves, défaut de paiement, pour des raisons justifiées heurtant sa conscience ou lorsqu'il estime qu'il ne peut apporter des soins qualifiés. »

En pratique, qui contacter ? Où référer si c'est pas possible d'accueilir l'animal souffrant dans votre clinique : 

1. Le vétérinaire qui suit votre animal.

2. Le vétérinaire que votre vétérinaire vous conseille pour la continuité des soins.

3. La gendarmerie ou la police nationale doivent être en mesure de vous indiquer le vétérinaire de garde.

4. Certaines structures vétérinaires (Universités, Centres hospitaliers vétérinaires) possèdent un service ouvert 24h/24 pour assurer les soins d’urgence.

5. Dans certaines grandes villes, il existe des vétérinaires qui assurent les urgences à domicile (équivalent de SOS médecin).

 

Exemples de ce qui peut attendre le lendemain

  • une faible boiterie, sans répercussion sur l'état général,
  • une petite plaie non invalidante sur laquelle la pose d'un pansement permet de soulager l'animal et d'arrêter le saignement,
  • la présence d’une tique,
  • un trouble cutané évoluant déjà depuis quelques jours, en l'absence de lésion suintante et de répercussion sur l'état général.
  • une diarrhée évoluant depuis plusieurs jours, peu profuse, sans perte d’appétit ni dégradation de l’état général.

Les soins à la maison

  • Le soin d’une plaie
    Quelle que soit l’origine de la plaie, il convient en premier lieu de couper les poils autour de la plaie et de la nettoyer abondamment pour enlever les saletés qui s’y trouvent.
    Pour désinfecter, le Dakin, la Bétadine, l’Hexomédine sont des produits utilisables chez l’animal. N’appliquez pas d’alcool : ça brûle et son pouvoir désinfectant n’est pas très intéressant. Sinon, une goutte d’eau de javel dans un peu d’eau tiède peut faire l’affaire.
     
  • Retirer une tique
    Si la tique se sent stressée, elle relargue rapidement tous les parasites qu’elle renferme ; pour éviter cela, il faut utiliser une pince spécialement adaptée au retrait des tiques et ne lui appliquer ni alcool ni éther avant la manipulation. Après le retrait de la tique, il faut désinfecter le lieu de la morsure.

Ce qui doit motiver l'appel à votre vétérinaire

(liste non exhaustive)

  • Les accidents de la voie publique
    Quand s'inquiéter ?
    Tout accident avec une voiture, choc violent ou chute, doit motiver la visite chez le vétérinaire.
    Les gestes qui sauvent : si la colonne vertébrale semble touchée, il faut glisser le corps de l’animal sur une planche et l’y attacher, le plus précautionneusement possible, de sorte que le portage de l'animal n'aggrave pas les lésions sur la moelle épinière.
     
  • Les accidents de chasse
    Quand s'inquiéter ?
    Toutes les blessures de chasse doivent être nettoyées, désinfectées et suturées par le vétérinaire. L'administration d'antibiotiques est également nécessaire.
    Les gestes qui sauvent : la pose d'un garrot (morceau de tissu serré sur la plaie) est nécessaire sur les plaies qui saignent abondamment, le temps de se diriger chez le vétérinaire (ne pas le laisser en place plus de 2 heures).
     
  • Les morsures entre congénères
    Quand s'inquiéter ?
    Les morsures entre congénères peuvent être très vulnérantes, malgré parfois des signes discrets au niveau cutané : deux petits trous dans la peau mais des muscles mâchés dessous. De plus, ces morsures transmettent de nombreuses bactéries.
    Les gestes qui sauvent : couper les poils autour des impacts de dents et savonner longuement la plaie.
     
  • Les diarrhées et/ou vomissements profus avec déshydratation
    Quand s'inquiéter ?
    Consultez le vétérinaire lors de répétition de diarrhées très liquides et/ou de vomissements avec absence totale d’appétit et altération de l'état général, d'autant plus rapidement chez le chiot et chez le vieil animal, en particulier s’il présente une insuffisance cardiaque ou une insuffisance rénale.
    Les gestes qui sauvent : en cas de diarrhée, forcez l'animal à boire, faites-lui manger du riz et administrez lui du Smecta®.
     
  • Les urgences autour de la mise-bas
  • Quand s'inquiéter ?
    Au cours de la mise bas : lorsque l'accouchement vous paraît trop long, qu'il y a eu plus de 2 heures entre la perte des eaux foetales et l'expulsion du chiot, lorsque la mère pousse depuis longtemps, que le chiot est visible et qu’il ne sort pas, lorsque la chienne arrête ses contractions alors que tous les chiots ne sont pas expulsés…

    Pendant la lactation : lorsqu'un chiot ne boit plus et pleure, lorsqu’il a vomi ou a de la diarrhée ou lors de mortalité sur un ou plusieurs chiots…
     
  • Les ingestions accidentelles de toxique
    Quand s'inquiéter ?
    Nos animaux peuvent avoir accès à un certain nombre de produits toxiques (raticides, produits phytosanitaires, détergents…) ou à des produits qui peuvent être toxiques pour eux (plantes, médicaments humains).
    Pour les produits toxiques caustiques, il ne faut surtout pas tenter de faire vomir et ne pas neutraliser le toxique (ne pas faire boire de l’acide quand le chien a bu un produit contenant de la soude par exemple).  Pour certains produits toxiques, dans les 2 heures suivant l’ingestion, les vomissements peuvent être provoqués.
    Ensuite, les conséquences de l'ingestion dépendent du produit.
    Les gestes qui sauvent : assurez-vous que vos animaux ne puissent pas avoir accès aux produits qui peuvent leur être toxiques, à vos médicaments, aux produits ménagers... Pour les médicaments, quel que soit le médicament ingéré, contacter le centre antipoison ou votre vétérinaire : les effets d'un médicament humain sont très différents sur l'animal (par exemple, le paracétamol est particulièrement toxique pour le chat).
    Ne faites pas boire de lait. Apportez si possible les références du produit ingéré (emballage, plante…) chez le vétérinaire et essayez d’estimer les quantités absorbées.
     
  • Les ingestions accidentelles de corps étrangers
    Quand s'inquiéter ?
    Lors d'injection accidentelle de corps étrangers de grosse taille, linéaire (ficelle, bas ou collants, raphia, tissu déchiqueté…), contactez immédiatement le vétérinaire. Pour les corps étrangers de petite taille, surveillez le transit pendant 48 heures et vérifiez qu'il soit assuré : si l'appétit s'arrête et que votre animal est abattu ou vomit, contactez rapidement le vétérinaire.
     
  • Les envenimations (vipères, chenilles processionnaires)
    Quand s'inquiéter ?
    Si vous voyez votre animal jouer/être mordu avec une vipère ou être en contact avec des chenilles processionnaires, contactez très rapidement le vétérinaire.
    Les signes cliniques de ces piqures ou morsures sont un gonflement très important de la partie touchée avec un abattement de l'animal.
    Les gestes qui sauvent : pour les morsures de vipère, ne mettez pas de garrot. Pour les envenimations par les chenilles processionnaires, rincez la bouche très abondamment avec un jet d'eau pour enlever le plus de poils urticants.
     
  • La toux incoercible avec tentatives de crachat de mousse
    Quand s'inquiéter ?
    Cette toux avec tentatives de crachat de mousse est une toux d’oedème pulmonaire. Elle doit motiver rapidement la consultation chez votre vétérinaire.
    L'oedème pulmonaire est souvent la conséquence d'une insuffisance cardiaque.
     
  • Le coup de chaleur
    Le coup de chaleur survient lorsque la température extérieure augmente au-delà de la température corporelle. En effet, l’animal est très mal « équipé » pour lutter contre la chaleur : il ne sait pas transpirer et l’halètement ne suffit parfois pas à refroidir l’organisme. Le coup de chaleur correspond à un oedème cérébral mortel.
    Les gestes qui sauvent : il faut donc être très prudent lors de forte chaleur et ne jamais laisser un animal dans une voiture ou en plein soleil. En cas de début de coup de chaleur, envelopper votre animal dans une serviette humide, en particulier la tête et faites-le boire.
     
  • Un épillet dans une oreille
    Quand s'inquiéter ? De retour de promenade ou de l'extérieur, votre chien porte la tête sur le côté et se plaint très vivement lorsqu'on lui touche l'oreille.
    Les gestes qui sauvent : ne différez pas votre visite chez le vétérinaire, sinon, l’épillet continuera de descendre le conduit auditif pour atteindre le tympan, le percer et poursuivre son chemin.
  • Les obstructions urinaires avec incapacité ou difficulté à uriner
    Quand s’inquiéter ?
    Votre chat va de nombreuses fois dans la litière et y passe plusieurs minutes sans que rien ne sorte. Les symptômes d’obstruction urinaire peuvent être parfois confondus avec de la constipation. La vessie se gonfle sans pouvoir être vidangée. Le ventre est gros, tendu et douloureux, le chat miaule. Ces signes motivent un appel d’urgence à votre vétérinaire.
     
  • Les douleurs abdominales intenses
    Quand s’inquiéter ?
    Une douleur d’apparition brutale au niveau du ventre est le reflet d’une maladie qui peut toucher l’appareil digestif, l’appareil urinaire ou l’appareil gynécologique chez la femelle. Parmi ces douleurs abdominales on retient également chez le grand chien, le syndrome dilatation-torsion de l’estomac qui est une urgence vitale (voir la fiche véto correspondante). La manifestation d’une douleur abdominale intense avec abattement et perte d’appétit est un motif d’appel en urgence.
     
  • Les convulsions
    Les convulsions résultent d'une activité électrique anormale d'un groupe de neurones : elle résulte de lésions cérébrales appuyant sur les neurones (tumeur, hématome cérébral, fracture des os du crane, oedème cérébral…), de perturbations fonctionnelles ou métaboliques (hypoglycémie, hypocalcémie, encéphalose hépatique, intoxication) ou de troubles de la transmission nerveuse (épilepsie).
    Quand s’inquiéter ? 
    Des convulsions successives, sans que l'animal ne reprenne conscience, entraînent des dommages cérébraux extrêmement graves et irréversibles : il faut à tout prix arrêter les convulsions.
     
  • Les urgences en ophtalmologie
    Quand s’inquiéter ?
    Toute anomalie de l’oeil d’apparition brutale est un motif de consultation en urgence : un oeil plus gros que l’autre (glaucome), un corps étranger dans l’oeil (épine, épillet), un oeil avec un voile bleuté à blanc (ulcère cornéen), tout choc violent sur l’oeil, des paupières enflées, des yeux très rouges, un animal qui se frotte les yeux avec ses pattes… Chez les chiens brachycéphales à yeux globuleux, lors de choc violent, l’oeil peut sortir de son orbite : pourtant très impressionnant, ce phénomène peut être résolu sans séquelles si des soins rapides sont prodigués.
    Les gestes qui soulagent : un bon rinçage des yeux avec du sérum physiologique permet d’éliminer des petites poussières irritantes et de soulager l’animal.

L’animal polytraumatisé : agir efficacement

source asvinfos

Congrès AFVAC national Lyon 2011

 

Anthony BARTHELEMY, DMV, chargé de consultation au SIAMU, VetAgro-Sup, F- 69280 MARCY L’ETOILE

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Les traumatismes sont les urgences les plus fréquentes tant en médecine humaine qu’en médecine vétérinaire. Le praticien ne peut agir que sur les lésions secondaires au choc. La réanimation initiale, le suivi de l’animal et la prévention des complications revêtent une importance particulière dans le cas du polytraumatisé. Il convient de toujours imaginer et de se préparer au pire, d’être méthodique et d’établir des priorités. Il ne faut pas craindre de mettre en place une procédure qui puisse être appliquée par l’ensemble des intervenants de la clinique.

Trier efficacement

Trier au téléphone

L’échange avec le propriétaire doit être bref mais s’avère néanmoins primordial pour préparer au mieux l’équipe médicale. Les questions pouvant être posées sont : Comment respire-t-il ? Est-il conscient ? Saigne-t-il ? A-t-il marché après l’accident ? Boite-t-il ? Où s’est-il fait heurter ? Quel est son poids approximatif ?

Trier à la clinique

L’évaluation se fait par le vétérinaire mais dans l’urgence, c’est l’ASV qui entre en premier en contact avec le patient. Il est donc judicieux qu’elle soit capable de différencier les cas graves pour alerter le vétérinaire immédiatement ou non.

Le triage en urgentologie consiste à évaluer la fonction cardiaque (fréquence cardiaque et qualité du pouls), la fonction respiratoire (fréquence respiratoire, courbe respiratoire et efforts anormaux) et le statut mental. Il permet de savoir rapidement si le pronostic vital est engagé et d’établir un ordre de priorité.

Si les grandes fonctions vitales ne sont pas affectées, le clinicien procède alors à l’examen de toutes les lésions (plaies, fractures, hémorragies externes et lésions des organes internes). L’objectif de cet examen est de “traquer” des lésions cachées et de potentielles complications (uroabdomen, ischémie digestive, hernies diverses).

Il faut toujours rester très méfiant face à un polytraumatisé et ne jamais oublier que les lésions les plus spectaculaires ne sont pas obligatoirement les plus graves.

Sommaire

Se préparer efficacement aux premiers gestes

Le rôle de l’ASV est primordial. Le vétérinaire prend les décisions et réalise les gestes d’urgence. Néanmoins, il ne peut pas tout faire seul dans le temps très limité de la gestion du polytraumatisé et il est déterminant pour la survie du patient qu’il puisse être assisté d’une aide infirmière fiable et efficace.

Soutien de la fonction respiratoire

Après un traumatisme, le vétérinaire décide quasi-systématiquement de supplémenter en oxygène. Il choisit le débit et la méthode. Généralement il passe ensuite le relais à l’ASV pour la mise en place. Il convient donc que l’ASV connaisse les différentes méthodes de supplémentation en oxygène.

  • Le vétérinaire interviendra systématiquement pour l’intubation.
  • La technique la plus simple reste la mise à disposition d’un tuyau délivrant de l’oxygène en permanence devant le nez de l’animal (« flow by »).
  • La mise en place de lunettes, d’une sonde nasale ou d’un collier élisabéthain est ensuite préconisée (préparer leur mise en place au préalable) ou la saturation en oxygène de la cage à O2.
  • La procédure sera différente si l’animal respire seul ou non. C’est pour ça qu’un kit d’intubation doit toujours être prêt (sonde endotrachéale adaptée au gabarit du patient, laryngoscope, pas d’âne, seringue sèche, lacette, anesthésique local).

Soutien de la fonction cardiovasculaire

La première question à se poser consiste à savoir si le cœur bat. C’est basique, mais essentiel. Le vétérinaire réalise une auscultation rapide qui conditionne la procédure à mettre en place.

La fluidothérapie occupe une place importante dans le soutien de la fonction cardiovasculaire, c’est pourquoi une voie veineuse doit être rapidement mise en place. Il faut que l’ASV prépare au préalable le matériel nécessaire à la mise en place de cette voie (cathéter en fonction du gabarit du patient, moyens de fixation, robinet 3 voies, tubulure flushée, poche de soluté).

La place du laboratoire

L’objectif des premiers examens de laboratoire est d’affiner le pronostic par un bilan d’extension le plus précis possible. Ces premiers examens doivent être faciles à faire, fiables, répétables sans prendre de temps et parfaitement maitrisés techniquement par l’ASV.

Deux examens simples sont conseillés en première intention : les mesures des protéines totales plasmatiques (diagnostic précoce d’une perte sanguine modérée à sévère) et de la lactatémie sanguine (évaluation de la perfusion tissulaire). Un bilan plus complet sera fait ultérieurement sur un animal hémodynamiquement stable.

Sommaire

Aider efficacement à affiner le bilan lésionnel

Lorsque l’état de l’animal se stabilise, les examens complémentaires peuvent être réalisés, permettant d’affiner le bilan lésionnel. Cette seconde étape s’appuie sur un examen clinique plus poussé réalisé par le vétérinaire, un bilan sanguin complet et surtout l’imagerie médicale.

Bilan sanguin

Le vétérinaire prescrit un bilan sanguin comprenant un examen biologique de base (urémie, créatininémie, glycémie, dosage des PAL et des ALAT), la mesure des gaz sanguins veineux et/ou artériels, un ionogramme et une mesure de l’hématocrite. La lactatémie et les protéines totales sont à nouveau mesurées pour évaluer respectivement l’efficacité de la réanimation et un éventuel saignement.

Radiographie

L’ASV doit connaître le risque encouru à pratiquer des examens complémentaires sur un animal tout juste stabilisé et doit donc être la plus efficace possible afin de réaliser des radiographies de qualité en un temps le plus court possible (préparer la table de radiographie, les films, régler les constantes au préalable). Elle doit également s’assurer que tous les moyens de réanimation peuvent être immédiatement mis en place en cas de défaillance.

La radiographie thoracique est indispensable. En effet, lors de polytraumatisme, il est rare que le thorax soit complètement indemne. Un pneumothorax peut évoluer vers un collapsus pulmonaire et entrainer la mort de l’animal. Des contusions parenchymateuses peuvent compromettre un pronostic chirurgical.

Les radiographies abdominales sans préparation de routine sont rarement utiles sauf si une lésion particulière est recherchée comme une rupture vésicale ou une hernie diaphragmatique.

Echographie

Depuis quelques années, la procédure FAST (Focused Assessment for Sonography of Trauma) est de plus en plus utilisée pour l’exploration thoraco-abdominale du polytraumatisé. L’objectif est de détecter le plus rapidement possible les lésions qui nécessiteraient des gestes plus invasifs, à savoir, les hémoabdomens ou les uropéritoines (intervention chirurgicale) et les épanchements pleuraux ou péricardiques (ponctions ou mise en place d’un drain thoracique). Le but du FAST est la mise en évidence d’un épanchement et pas d’évaluer les organes. C’est un examen rapide, non invasif, non irradiant, reproductible facilement et qui ne nécessite qu’une tonte et des manipulations minimales. En outre, la pratique du FAST ne nécessite ni un appareil de très haute technologie, ni un imageur très expérimenté.

Lors de la mise en évidence d’un épanchement thoracique ou abdominal, celui-ci sera systématiquement ponctionné et analysé. Etant donnée sa rapidité d’exécution, l’ASV doit connaître les zones de tonte (appendice xiphoïde, pôles crâniaux du rein droit, du rein gauche et de la vessie), vérifier que l’échographe est bien branché et savoir placer convenablement l’animal au cours de l’examen.

Comment détecter une urgence chez un chat

L'ASV au téléphone doit savoir détecter les symptomes d'un chat malade , voici quelques types de questions qu'il faut poser aux clients s'il vient au comptoir ou ou en discussion au telephone, qui nécessiterait une consultation :

 

1. L’appétit
Votre animal refuse de manger ; s’il a juste sauté un repas, pas de panique ; attendez de voir comment cela se passe au repas suivant ! S’il boude sa gamelle depuis 24h ou plus, prenez rapidement rendez-vous,
 
2. L’abattement
Votre animal est amorphe, abattu, la perspective d’une promenade ou d’un jeu ne le fait même pas lever un œil ? Au-delà de 24h, prenez-vite rendez-vous et voyez si d’autres symptômes n’apparaissent pas (modification d’appétit, troubles digestifs, etc.)
 
3. Les vomissements

Votre chat vient de vomir. Si c’est la première fois et qu’il a l’air plutôt en forme, mettez-le à la diète (mais avec de l’eau) et surveillez-le. Si d’autres vomissements surviennent, assez rapprochés, s’il y a du sang, si cela dure depuis plus de 24 heures, ou si votre animal est très jeune, pas d’hésitation, allez consulter votre vétérinaire !

 

4. La diarrhée

Votre animal a fait une ou deux selles molles : là encore, attendez et observez. Si les prochaines selles ne redeviennent pas normales, ou au contraire évoluent vers des selles liquides, consultez votre vétérinaire. Faites de même s’il y a du sang dans les selles, si la situation perdure depuis plus de 24 heures, s’il y a des vomissements associés, si votre animal est jeune. Si vous le pouvez, pensez à apporter un échantillon de selles au praticien.

 

5. L'absence d'urine ou de selles

Si votre animal est un chat mâle (castré) qui n’a pas uriné depuis 24h ou plus, consultez en urgence ! De même, consultez rapidement si votre animal a des difficultés à uriner ou à faire des selles depuis plus de 24 heures, si son abdomen semble douloureux, s’il a l’air ballonné, s’il pleure en faisant ses besoins.

 

6. L'ingestion de corps étrangers ou de toxiques

Même si votre animal possède une intelligence supérieure à la moyenne, il n’en est pas moins capable de faire des choses aberrantes, comme avaler des objets/jouets/laine/chaussettes etc. (les animaux ont l’imagination parfois très fertile !), ou absorber des substances ou plantes toxiques.

En ce qui concerne les toxiques, consultez immédiatement, en apportant si possible avec vous l’emballage du produit incriminé. Pour les plantes, appelez votre vétérinaire, qui vous dira si la plante ingérée est toxique ou pas, et s’il faut amener votre animal en consultation. Dans le cas d’objets de taille importante ou filiforme, amenez votre animal immédiatement. S’il s’agit de ficelle/ruban/corde/élastique/laine, etc., surtout, ne tirez pas ! Votre praticien avisera du meilleur moyen de retirer le corps étranger sans aggraver la situation. Pour de tout petits objets (briques de construction, pièces de jouets), observez votre animal, et venez consulter s’il vomit ou semble constipé.

 

7. Des difficultés pour se déplacer

S’il s’agit d’une boiterie d’apparition récente, observez votre animal. Si le phénomène persiste plus de 24heures, si votre animal ne pose plus la patte, si vous constatez un gonflement ou une douleur sur le membre atteint, consultez rapidement. En revanche, s’il s’agit de difficultés à se lever après la nuit ou une sieste, et que votre animal se fait vieux, une consultation sera à envisager, mais pas dans l’urgence.

 

8. L'apparition d'une bosse ou d'une masse sur le corps

En caressant ou brossant votre animal, vous vous apercevez qu’une excroissance est apparue sur le corps de votre animal ; de nouveau, observez : si cette masse ne semble ni douloureuse ni gênante pour votre compagnon lorsque vous la manipulez, vérifiez-la de temps en temps (pas tous les jours !) afin de voir si elle grossit ou pas. Si oui, prenez rendez-vous chez votre vétérinaire (surtout si la croissance de la masse semble rapide). En revanche, si cette excroissance est douloureuse, chaudeulcérée avec un écoulement purulent, ou si votre animal la lèche en permanence, consultez rapidement.

 

9. La présence d'écoulements au niveau des yeux ou des narines

Si ces écoulements sont clairs, commencez par nettoyer avec un produit adapté. Mais si le phénomène persiste plusieurs jours, ou si les écoulements deviennent jaunâtres ou verdâtres, ou encore si votre animal a des difficultés à ouvrir les yeux, s’il semble avoir mal, consultez rapidement. Faites de même pour des écoulements nasaux, notamment si votre animal a du mal à respirer (nez bouché) ou s’il ne veut plus manger. Pensez éventuellement à ne pas le laisser en contact des autres animaux de la maison.

 

10. La grattage

Tous les chats se grattent par moments ; donc là encore, la clé est l’observation. Si les démangeaisons sont peu fréquentes, il n’y a rien de particulier à faire, hormis vérifier que les traitements antiparasitaires sont effectués régulièrement (pensez à vérifier la présence éventuelle de puces entre les poils de votre animal, notamment sur l’abdomen).

En revanche, si votre animal passe ses journées à se gratter (parfois en se plaignant), si vous observez des rougeurs, des lésions ou plaies de grattage, une odeur nauséabonde (plus particulièrement dans les oreilles), consultez rapidement votre vétérinaire.

 

Ces points d’observation énumérés ci-dessus sont avant tout destinés à vous aider à faire le tri entre les informations, de façon à ne pas vous précipiter chez votre vétérinaire pour un oui ou pour un non, mais aussi afin de ne pas différer une consultation qui peut s’avérer urgente.

Toutefois, il vaut mieux consulter trop tôt que trop tard !

 

CONCLUSION

Avant la consultation, sachez que tout ce que vous allez signaler peut être utile au vétérinaire pour établir son diagnostic : modifications récentes de l’environnement de l’animal, de ses habitudes, de sa nourriture, nouveau membre dans la famille (humain ou animal), voyage, etc. De même, vos observations des habitudes de votre compagnon sont précieuses : appétit, état général, selles, urines, écoulements (nez, oreilles, yeux), difficultés locomotrices, date d’apparition des symptômes, durée d’évolution, aggravation éventuelle…

Une intervention précoce améliorera le bien-être de votre animal, réduira le temps de guérison, et sera moins coûteuse en terme de soins et de stress pour votre compagnon et vous-même ! En cas de doute, n’hésitez pas à appeler votre vétérinaire pour un conseil. Il saura vous poser les bonnes questions et estimera la nécessité ou pas d’une consultation.

 
Source internet

Gérer les urgences par Royal Canin

Sauver un animal admis en urgence représente un double enjeu pour la structure vétérinaire, avant tout parce que la reconnaissance durable du propriétaire contribuera à la bonne réputation de la clinique, mais aussi parce que  chaque réussite renforcera la confiance et la cohésion de l’équipe soignante.


Toutes les structures vétérinaires doivent être capables, quelle que soit leur taille, de recevoir une urgence, de la stabiliser et d’évaluer si elle doit être référée à une unité de soins intensifs. Le meilleur moyen d’être efficace face à l’urgence est de s’y préparer à la fois techniquement, en disposant d’un matériel opérationnel, et humainement, en optimisant ses compétences.

 

Téléchargez le livre Focus ASV de chez Royal Canin

http://www.fichier-pdf.fr/2017/02/10/focus-asv-gerer-les-urgences-par-rc/

 

L'euthanasie en urgence

                                                
Publié par Dorienne

Définition

Au sens littéral, l’euthanasie signifie bonne mort. L’euthanasie animale est effectuée dans l'intérêt de l'animal ou de la population animale, par opposition à l'abattage, réalisé dans l’intérêt de l’homme.Il est rare que la fin de l’animal soit naturelle, les propriétaires comme les vétérinaires préférant abréger l’agonie.


L’euthanasie est effectuée à l’aide de produit injectés par voie veineuse, avec ou sans sédation préalable, en présence ou non des propriétaires. Plus que tout autre, cet acte doit être mûrement décidé, en parfait accord entre les maîtres, les soignants et les signes donnés par l’animal.

Pourquoi l’euthanasie en urgence ?

Parfois des euthanasies semblent ou doivent être réalisées en urgence et le praticien, son équipe doivent être à même d’éviter toute précipitation, lourde de conséquence.Les motifs sont variés et nécessitent de faire preuve de beaucoup d’empathie pour comprendre ce qui sous-tend de la sensation d’urgence.

Motifs d’urgence

L’urgence peut être réelle ou relative.

   Souffrance : « Je ne veux pas qu’il souffre » est une phrase qui recouvre de multiples situations mais qui est bien significative des préoccupations des maîtres. Il est important d’informer les propriétaires sur les possibilités de gestions de la douleur, tant aigue que chronique.

   Propriétaires impuissants : face à l’annonce d’une maladie grave ou incurable, les propriétaires sont parfois tentés de demander une euthanasie immédiate, souvent par manque de connaissance des possibilités thérapeutiques ou palliatives.

   Propriétaires désemparés : c’est le cas lors de nuisances, notamment liées à des troubles comportementaux (plaintes des voisins, dégâts massifs), lors de maladie à bon pronostic donnant des signes spectaculaires (ex : syndrome vestibulaire « tête penchée » du vieux chien, trouble neurologique).

   Morsure : c’est souvent une demande très pressante, dans l’émotion d’un événement aux conséquences plus où moins tragiques : du grognement sur un enfant à une morsure avérée et grave.

   Fin de vie : le demande se fait parfois pressante à la toute fin de vie d’un animal. Il s’agit alors d’abréger l’agonie. Parfois cette demande est urgente alors que les soins hygiéniques élémentaires ne sont pas assurés depuis des années (parodontites très graves, etc.) et il est parfois difficile de faire preuve d’empathie avec les propriétaires.

   Décès ou défection du propriétaire : il est parfois impossible aux proches d’imaginer un placement grâces aux associations, ou avec l’aide des vétérinaires.

Circonstances

Au sein de la clientèle : chaque demande peut être gérée en connaissance de cause car il y a eu un suivi de l’animal, et les capacités économiques, matérielles (possibilités de nursing), et intellectuelles sont mieux connues. La demande peut être immédiate en consultation (ex : lors d’annonce d’un diagnostic) ou être faite au téléphone : dans ce cas le rôle de l’ASV est primordial afin que la demande soit entendue tout en laissant la possibilité d’une autre issue. Parfois cette demande de prise en charge urgente est « planifiée » lors de suivi au long cours (ex : on peut demander aux propriétaires de se poser la question avant les WE). Dans le cas de propriétaires hésitants depuis longtemps et se décidant enfin, la prise en charge doit être très rapide.
En garde : l’urgence de la décision à prendre doit être évaluée avec d’autant plus soin de que seul le point de vue des maîtres est connu. Il peut arriver que des propriétaires profitent de la garde pour prendre une décision que, par loyauté, ils n’arrivent à prendre avec leur vétérinaire.

Pourquoi temporiser ?

Une décision d’euthanasie est par essence irrémédiable. Prendre le temps de la décision, de la réalisation évite des regrets qui peuvent marquer les propriétaires à jamais.

   Travailler dans l’urgence entraine des erreurs techniques : pouvoir prendre le temps permet de garder une attitude professionnelle et de bien réaliser les gestes essentiels. Toute erreur technique est plus difficilement admise dans ces moments sensibles.


   Décision contraire à la loi : la loi indique que les chiens mordeur ne doivent pas être euthanasiés dans les 15 jours qui suivent la morsure, sauf si demande de dérogation aux services vétérinaire. En règle générale, il ne faut donc jamais euthanasier un animal ayant mordu dans l’urgence, quelle que soit l’émotion suscitée.


   Décision contraire à l’éthique : dans tous les cas, le vétérinaire reste maître de sa décision. Il peut refuser une demande d’euthanasie qu’il est toujours possible d’argumenter de la façon la plus franche et claire.


   Autres alternatives non envisagées par les maîtres: qu’ils soient envahis par les émotions ou par manque d’informations, l’urgence de l’euthanasie peut être relativisée :
-Le passage clairement énoncé à des soins palliatifs dans le but d’assurer une fin de vie décente ou une gestion plus confortable d’un handicap permet aux propriétaires d’envisager plus sereinement la suite.
-Lors de troubles du comportement (ex : troubles liés à la séparation, vieux chiens qui empêchent leurs maîtres de dormir), l’éventualité même d’une prise en charge n’est même pas venue à l’esprit.Pour les chiens mordeurs, la loi impose une évaluation comportementale. Face à un handicap, des solutions simples peuvent être envisagées pour assurer le bien être de tous (ex : aide à la marche, «chariots »).

Quand ne pas temporiser ?

Quand il y a urgence médicale vraie : la décision s’impose et l’euthanasie doit être réalisée rapidement, dans les limites d’un cadre technique acceptable.
Quand cela a été déjà bien discuté et débattu : les propriétaires ont tous les éléments se décident brutalement. L‘urgence est alors relative, mais il ne sert plus à rien de différer.

Que faire ?

-Écouter : une phase d’écoute est plus que jamais indispensable : motif de la décision, contexte matériel, humain.

-Prévenir le vétérinaire : dans ces circonstances de forte émotion, il faut informer le vétérinaire de l’urgence de la demande et du contexte, s’il est connu.

-Proposer une consultation : le vétérinaire reste seul maître de la décision finale. C’est lui qui fixe le cadre et peut réellement temporiser. Il est toujours bon de proposer une consultation de l’animal avec les personnes impliquées.

-Prendre le temps : afin de prendre une décision la plus sereine possible, les propriétaires doivent sortir de l’émotion pour être à même de prendre en compte toutes les données que le vétérinaire va leur fournir et les aider à les hiérarchiser.

-Lors d’une garde : sauf nécessité absolue, il est préférable que l’acte d’euthanasie soit pratiquée par le vétérinaire traitant qui doit être prévenu.

Si l’euthanasie en urgence est décidée : sauf cas exceptionnel, il faut tenter de la planifier afin trouver un moment calme. Les proches peuvent alors être avertis ou associés à la décision. L’animal peut être gardé tranquillement chez ses propriétaires, ou hospitalisé en attendant ce moment ; un cathéter intraveineux peut alors être posé.

 

Réanimation

Une vidéo filmée par 30 millions d'amis

https://www.youtube.com/watch?v=Fd_hTOV6qEk

 

Et un autre editée par le Point Vétérinaire

https://www.youtube.com/watch?v=Fd_hTOV6qEk

 

 

 

Oedeme définition

Un oedeme chez le chien ou chez le chat est un une accumulation importante et anormale de sérum dans le (ou les) tissu(s) concernés. L’oedème entraîne généralement un gonflement localisé ou étendu du tissu concerné avec une particularité pour l’oedeme pulmonaire pour lequel ce sont les alvéoles qui se remplissent de liquide .


Parmi les exemples fréquents, on, trouve :

suite :

http://www.fichier-pdf.fr/2016/12/20/oedeme-chez-les-chiens-chats-reperer/

 

Cyanose urgence absolue

Urgence vitale, la cyanose chez le chien et le chat est un symptôme qui se définit , comme chez l’homme, par une coloration anormalement bleutée/violacée des muqueuses (gencives, babines, langue, conjonctives,…) et de la peau . Cette coloration est directement liée à une concentration trop basse en oxygène transporté dans le sang .

 

Article :

http://www.fichier-pdf.fr/2016/12/20/la-cyanose-urgence-absolue-article/

 

Prévenir et préparer une Urgence

Qu'est qu'une urgence? Quels symptômes peuvent faire penser à une urgence?


Un accident
Tout choc survenant après un accident de voiture si l'animal saigne, reste prostré ou présente des lésions, entraînera une consultation en urgence. Compressez une blessure qui saigne et transportez l'animal en le maintenant au chaud et sur un brancard de fortune si possible (une simple planche fera l'affaire ou un manteau). Si l'animal est agité, couvrez le entièrement et maintenez le dans l'obscurité. Ne posez jamais d'attelle sur un membre qui vous semble fracturé.

Une chute
Si votre animal est tombé d'une fenêtre et qu'il présente des lésions (vérifier la fente palatine chez le chat particulièrement), s'il est immobile, confectionnez un brancard de fortune, maintenez l'animal au chaud et appelez le vétérinaire de garde.

Une forte fièvre
La température du chat et du chien se situe habituellement entre 38° et 38°5.(37,7° à 38°C pour le Husky) Si l'animal présente une température supérieure à 39, il convient de contacter un vétérinaire en urgence. S'il s'agit d'un jeune animal, il convient de réagir au dessus de 38°5.

Des difficultés à uriner qui peuvent laisser penser à un calcul urinaire. Il faut intervenir rapidement pour éviter le blocage des reins qui pourrait avoir des conséquences graves (lésions irréversibles)

Un problème respiratoire (respiration saccadée ou bruyante)
avec gène respiratoire ou forte fièvre

Une très forte diarrhée pouvant conduire à la déshydratation avec état apathique soudain

Du sang dans les urines pouvant être signe de la présence d'un calcul douloureux mais également pouvant entraîner le blocage des reins et des lésions irréversibles.

Des vomissements répétés
Si votre animal vomit une fois une boule de poils ou parce qu'il a mangé trop vite, il est inutile de consulter. Mais s'il vomit plusieurs fois, l'avis d'un vétérinaire s'impose.

Une salivation importante, prostration ou excitation une incoordination des mouvements ou une hypersalivation peut laisser penser à une intoxication

Une morsure ou piqûre d'insecte ou de serpent,
Ne faites par marcher l'animal car tout effort accroît le débit cardiaque et favorise la propagation de venin. N'incisez pas la zone de morsure. Ne sucez pas la plaie. N'utilisez pas de sérum antivenimeux sans avis médical qui en provoquant un choc allergique tuerait l'animal.

Un enflement important de la face,
peut faire penser à une piqûre d'insecte mais également à un œdème allergique, un urticaire. Il convient de se rapprocher rapidement d'un vétérinaire car une des conséquences de l'oedème est une rapide atteinte respiratoire.

Une hémorragie ou des saignements non expliqués
S'il s'agit d'une hémorragie externe, compressez la blessure jusqu'à l'arrivée chez le vétérinaire. Tout saignement inexpliqué du nez, des gencives, toute trace de sang dans les urines ou les selles doit conduire à prendre l'avis d'un vétérinaire.

Un coup de chaleur
Si l'animal est resté à une forte chaleur, dans une voiture par exemple et qu'il présente un des signes suivants : ralentissement de la respiration, langue bleue, bave, forte fièvre :il est en état de choc, il faut le refroidir très vite et consulter le vétérinaire très rapidement.
Vous voyez un animal enfermé dans une voiture qui présente ces symptômes? prévenez d'urgence la police ou les pompiers qui seuls ont droit de forcer une portière ou briser une glace pour "cas de force majeure"

Une blessure hémorragique (voir plus haut) ou non doit entraîner une consultation.

Une mise bas difficile
si la femelle a des contractions et qu'aucun petit ne sort au bout de 30 minutes, ( ne pas attendre plus d'une heure) ou/et si la femelle n'expulse pas la poche placentaire après la naissance du dernier petit, si un petit se présente mal et que vous n'arrivez pas à intervenir, il convient d'appeler un vétérinaire en urgence.

Un empoisonnement à une plante ou un autre produit toxique
Téléphoner au centre anti poisons ou aux urgences vétérinaires avec le nom de la plante ou du produit et sa composition s'il s'agit d'un médicament par exemple. N'administrez jamais d'antidote ou de lait sans avis médical.

Une électrocution
La première chose à faire est de couper le courant! Si l'animal ne respire plus, tentez la respiration artificielle (soufflez dans ses narines en lui maintenant la bouche fermée, pour remplir ses poumons, 10 à 30 fois par minute selon la taille de l'animal -la fréquence est inversement proportionnelle à la taille), si besoin associée à un massage cardiaque en cas d'arrêt du cœur (pression ferme des deux mains sur le thorax, 5 ou 6 fois à une demi-seconde d'intervalle)... Arrêtez bien sûr au moindre battement du cœur ou à la moindre respiration spontanée. Faute d'un résultat au delà de 5 minutes d'efforts, il devient hélas inutile de continuer...Bien entendu la visite chez le vétérinaire s'impose!

Mon chien essaie de vomir et son ventre gonfle
Le syndrome dilatation-torsion de l'estomac est une urgence gravissime qui se rencontre le plus souvent sur les grandes races de chien. Seule une intervention du vétérinaire dans les premières minutes peut sauver l'animal : surtout avertissez-le de votre arrivée afin que tout soit prêt, et foncez!!!

Des démangeaisons
surtout en période de mûrissement des blés. Votre animal a peut être attrapé un épillet et l'intervention d'un vétérinaire est dans ce cas obligatoire.

Tout signe d'infection
Qui se manifeste par une forte fièvre ou un abcès

Tout signe de souffrance doit conduire à se rapprocher d'un vétérinaire.

Éviter l'automédication. Attention, il ne faut jamais donner de l'aspirine (acide acetylsalicylique) et ses dérivés à un animal.Voir la fiche automédication
 
Prévention de l'urgence
 
Avant que n'arrive l'urgence, il serait raisonnable de consigner dans le carnet de santé, les renseignements concernant les numéros à appeler si le cas se présentait aussi bien une nuit, un jour férié, et quelque soit la cause de l'accident. Quand nous devons agir dans l'urgence, nous avons tendance à paniquer alors autant préparer à l'avance et dans le calme le bon déroulement des opérations.
 
A avoir en permanence le numéro de téléphone du service d'urgence ou à défaut le numéro de son vétérinaire, le numéro d'un taxi ou ambulance, le numéro de téléphone d'un centre anti-poisons.

Conseils : si des symptômes de maladie apparaissent une veille de fermeture de la clinique vétérinaire qui suit l'animal, prenez conseil auprès du vétérinaire habituel. Il vaut mieux une visite inutile que d'avoir à se précipiter dans l'urgence chez un vétérinaire qui ne connaît pas l'animal. Sachez que les symptômes peuvent évoluer très vite et qu'une maladie avec forte fièvre, une blessure, un abcès, un calcul urinaire (par exemple) ne pourra attendre 48 heures. Si votre animal présente de la fièvre, une blessure, a un des symptômes cités plus haut, n'attendez pas la fermeture de la clinique et aller prendre un avis rapidement.
Apprenez également les gestes qui peuvent aider : prendre la température , compresser une plaie hémorragique.

Sécurisez son milieu de vie :

- Éliminer de l'entourage de votre animal les produits et plantes toxiques
- Ne laissez pas médicaments, chocolat ou autres aliments toxiques à portée de votre animal
- Désherbants, anti-insectes et anti-limaces, anti-souris et anti-rats (« mort aux rats ») seront soigneusement rangés à un endroit inaccessible aux animaux voir dossier les dangers du jardin
- Sécuriser les fenêtres, examiner son pelage au retour d'une sortie à la recherche de petites plaies à désinfecter ou de tiques à extraire.
- Sortez votre chien en laisse pour prévenir tout risque d'accident

Ayez toujours une pharmacie de base pour soigner les petits bobos :

- une paire de ciseaux
- une pince à épiler
- un crochet à tiques
- un thermomètre
- des compresses
- un désinfectant type bétadine
- une bande
- la quantité de médicaments suffisante pour le week end du traitement en cours,
- un nettoyant pour les yeux, pour les oreilles,
- une seringue sans aiguille,
- un produit de tannage pour les coussinets du chien
 
Qui appeler en cas d'urgence ?
 
Nous avons rassemblé ici un maximum de renseignements par pays. Nous ne pouvons donner de numéros de téléphone de services d'urgence des cliniques vétérinaires au risque de porter tord aux vétérinaires (code de déontologie).
Vous trouverez le numéro de téléphone du vétérinaire de garde soit sur le répondeur de votre vétérinaire habituel soit à la gendarmerie ou à lapolice nationale.

De nombreuses cliniques assurent un service de soins 24 heures sur 24 heures.

Renseignez vous dès maintenant auprès de votre vétérinaire pour connaître les numéros d'urgence de votre lieu d'habitation : clinique assurant les urgences et ambulances ou taxis non mentionnés dans les listes ci-dessous.

Vous trouverez ci-dessous le numéro de téléphone des urgences des 4 écoles vétérinaires, des ambulances et taxis pouvant assurer le transport d'un animal blessé ou malade et les centres anti poisons.

Comment s'y prendre ?

Téléphonez toujours avant de vous déplacer. Le vétérinaire de garde évaluera avec vous l'urgence. N'oubliez pas de lui mentionner les maladies et traitements en cours.
N'oubliez pas de lui présenter le carnet de santé à jour lors de la consultation.


Les numéros d'urgence en Belgique
SOS Vétérinaire - Ambulances et Taxis - Animal perdu ou trouvé

Les numéros d'urgence en Suisse
SOS Vétérinaire

Les numéros d'urgence au Luxembourg
SOS Vétérinaire - Animal perdu ou trouvé
 
Infos Aiyana modératrice